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29 mars 2009
Yvan Colonna, condamné à perpétuité, est-il
coupable ? Commentaire sur la résistance émotionnelle.
Il faut souhaiter qu'Yvan Colonna soit vraiment coupable, puisqu'il vient
d'écoper en appel d'un emprisonnement à perpétuité
assorti de 22 ans incompressibles. S'il est coupable du meurtre du préfet
Erignac, on remarquera que la vie de cet homme vaut autant que celles
de sept ou huit filles rencontrées au hasard par un prédateur,
puisque la peine d'Yvan Colonna correspond à celle d'un tueur en
série qui a avoué. C'est donc très cher payé.
Hélas, il restera toujours un doute sur sa culpabilité puisqu'il
n'y a pas eu de preuves matérielles et que le tribunal s'est refusé
à aller jusqu'au bout quant à l'application des droits de
la défense. En effet, si l'accusation était si sure de son
coup, pourquoi donc avoir refusé une nouvelle reconstitution, pourquoi
donc avoir refusé l'audition de certains témoins, comme
la révision de certains documents. Après tout cela aurait
dissimulé tout malentendu. Au lieu de cela on reste sur l'impression
d'un procès où le coupable présumé est déjà
jugé et condamné et que certains faits éclairant
la vérité ont été escamotés. C'est
dommage. "La justice est passée" a dit l'un des avocat
de Madame Erignac, mais est-elle vraiment passée puisqu'on est
pas allé jusqu'au bout ? Même si Yvan Colonna était
vraiment le coupable, il aurait fallu analyser tous les arguments de la
défense. Il semble que la charge émotionnelle entretenue
médiatiquement autour de la douleur compréhensible de madame
Erignac ait pesé fort sur les événements. Je me souviens
d'une émission de télévision, il y a quelques années,
où l'animateur controversé Faugiel s'en était violemment
pris, verbalement, (avec son style habituel de l'époque très
bien caricaturé dans les guignols de l'info) à un avocat
défenseur d'Yvan Colonna. Déniant tout droit à la
défense, l'animateur vedette tentait de culpabiliser l'avocat en
mettant en avant émotionnellement la douleur de Madame Erignac
veuve de son mari assassiné. Yvan Colonna, a contrario de tout
accusé ne méritait même pas qu'un avocat le défende.
Un Corse n'est-il pas digne d'être défendu comme tout être
humain ?
L'affaire semblait pliée d'avance et l'absence totale de courtoisie
et de respect de l'animateur - procureur Faugiel à l'égard
de l'avocat m'avait laissé penser qu'il était payé
pour entretenir médiatiquement une seule vérité officielle:
la culpabilité indéfendable d'Yvan Colonna. Hélas,
la suite aura montré que cet acharnement était aussi celle
du tribunal, puisque tout n'aura pu être mis sur la table. Outre
d'éventuelles manipulations politiques orientant cette affaire,
il faut remarquer la permanence et la force avec lesquelles la douleur
légitime de Madame Erignac fut mise en avant en lieu et place de
tout débat. C'est un point qu'il faut souligner, car l'émotionnel
peut nuire à l'exécution sereine de la justice. La personne
proche d'une victime n'a le plus souvent qu'un désir, c'est que
le coupable soit retrouvé, appréhendé, jugé
et condamné.
Si ce n'est tué, mais il n'y a plus de peine de mort en France.
Ce désir mêlé au chagrin, à l'incompréhension
de ce qui s'est passé, au sentiment d'injustice vécu, rend
le proche endeuillé vulnérable à toute avancée
de l'enquête. Qu'on lui présente un coupable, avec les certitudes
de l'autorité et c'est déjà pour le proche un soulagement
dans la douleur. Ca y est, le proche peut mettre un nom et un visage,
sur l'assassin, il va pouvoir désirer que justice se fasse, cela
va rendre possible le démarrage du lent processus de deuil.
Imaginons, qu'un proche de victime, donc victime lui-même, se soit
fait à l'idée soulageante qu'on avait trouvé l'assassin
et ait construit son deuil avec cette certitude.
Il sera très difficile pour lui, d'admettre surtout après
plusieurs années que l'assassin n'est plus celui que l'on croyait,
que l'on ne sait même plus qui il est, qu'il court encore dans la
nature. La douleur émotionnelle du traumatisme réactivée
da façon aiguë, la déconstruction insoutenable du deuil,
peut faire que le proche préfère garder sa certitude sur
l'assassin désigné en premier lieu. Rappelons nous de l'affaire
Patrick Dills, trop rapidement accusé, jugé et condamné
à de nombreuses années de prison malgré les évidents
manquements. Il fallu des années pour qu'il puisse prouver son
innocence. Pour les parents, anéantis, de la petite victime, il
était insoutenable qu'ils voient leurs plaies se rouvrir et qu'ils
puissent imaginer l'assassin de leur enfant quelque part en liberté.
Ils étaient prêt à tout pour garder leurs certitudes,
celle de l'assassin qu'ils avaient pu haïr, même s'il était
dans les faits un innocent. Il est ensuite du travail de tout avocat de
servir la cause de celui qui le paie...
C'est terrible, mais la tranquillité des proches d'une victime
doit elle reposer sur la condamnation d'un innocent ? Certainement pas.
Il est normal que l'innocent se défende (et le cri de l'innocent
ressemble parfois au déni du coupable), il est normal que celui
qui a eu la conviction de sa culpabilité se raccroche désespérément
à cette conviction. La force émotionnelle que cela dégage,
devrait inciter la justice, lorsqu'elle est révisée en appel
ou non, à plus de prudence, de distance, de sérénité.
La résistance au changement, inhérente à la conviction
des proches de victimes leur ayant permis de construire leur cicatrisation,
devrait être pris en compte comme un élément dont
il faut se distancier car susceptible de fausser l'établissement
de la vérité. Trop souvent, trop médiatiquement,
la douleur digne de madame Erignac a été mise émotionnellement
en avant pour justifier de la culpabilité d'Yvan Colonna. Cela
renforce le doute quant on connaît le déroulement du procès.
Sans aller jusqu'à dire que la vulnérabilité émotionnelle
de tout proche de victime rend possible toutes sortes de manipulations
politiques, rappelons qu'il vaut mieux une distance, une mise à
plat de tous les éléments évoqués par les
deux parties pour que la justice, passe, vraiment sereine.
Robert Fractal
22 mars 2009
Texte "prophétique" d'Anton Pannekoek. Et aujourd'hui
où en sommes nous ?
" L'alternance de dépression et de prospérité
dans l'industrie n'est pas un simple mouvement de balancier. Chaque nouveau
mouvement a toujours été accompagné d'une expansion.
Après chaque effondrement, chaque crise, le capitalisme a été
capable de remonter la pente en étendant son domaine, ses marchés,
le nombre de ses produits et l'importance de sa production. Tant que le
capitalisme peut étendre toujours plus sa domination sur le monde
et accroître ses dimensions, il peut offrir des emplois à
la masse de la population. Et tant qu'il pourra faire face à la
première exigence de tout système de production : procurer
le nécessaire vital à ses membres, il sera capable de se
maintenir, parce qu'aucune nécessité inexorable n'obligera
les travailleurs à en finir avec lui. S'il pouvait prospérer
en s'étendant toujours plus, la révolution serait alors
impossible autant que superflue. (...) Les capitalistes d'Europe, puis
d'Amérique ont pu accroître leur production avec une telle
régularité et une telle rapidité parce qu'ils étaient
environnés d'un vaste monde non capitaliste, n'ayant qu'une production
très réduite, et étant, à la fois, source
de matières premières et marché pour leurs produits.
(...) Le capitalisme lui-même, l'exploitation industrielle s'introduisent
dans ces pays et, bientôt, les anciens clients deviennent des concurrents.(...)
Mais la Terre n'est qu'une sphère dont la surface est limitée.
La découverte des dimensions finies du globe a accompagné
la montée du capitalisme, il y a quatre siècles ; la prise
en considération des limites de ces dimensions montre que le capitalisme
a une fin. La population à asservir est limitée. Une fois
qu'il aura fait entrer dans son domaine les centaines de millions de personnes
qui s'entassent dans les plaines fertiles de Chine et d'Inde, le travail
essentiel du capitalisme sera accompli. (...) Aussi l'expansion du Capital
se trouvera-t-elle en échec. Non pas comme si un obstacle se dressait
soudainement devant elle, mais, peu à peu, par la difficulté
de vendre des produits et d'investir du capital. Alors le rythme de développement
se ralentira, la production diminuera. Le chômage deviendra une
maladie insidieuse. Alors la lutte entre capitalistes pour la domination
du monde deviendra plus acharnée, avec en perspective de nouvelles
guerres mondiales.(...) Alors ils [les travailleurs] devront assumer la
tâche de créer un monde meilleur à partit du chaos
engendré par le capitalisme en pleine décrépitude.
"
(Les Conseils ouvriers, Anton Pannekoek, Spartacus, tome I, p. 146-147.)
18 mars 2009
Des milliers de familles ouvrières menacées dans leur quotidien...
Les plans sociaux se multiplient. Le mouvement s'accélère.
La crise est un prétexte, elle a bon dos pour ceux qui anticipent
les dégraissages pour sauvegarder ou multiplier leurs profits.
L'accélération du processus va menacer très rapidement
des dizaines de milliers d'ouvriers et d'ouvrières, et donc leurs
familles. En effet nombre d'entre elles peuvent vivre décemment
grâce aux crédits qu'elles ont sur le dos. Crédit
pour l'achat de la maison qu'ils occupent, crédits pour la voiture
et autres crédits. Ces gens travaillent dur, à produire
nombre de choses dont nous nous servons usuellement, pour maintenir une
existence matérielle décente et offrir un avenir à
leurs enfants. Comme leurs gains restent minimums, ils sont obligés
de composer avec des crédits qu'il faut rembourser. Des gens qui
ne demandent qu'à vivre tranquille. Ils sont maintenant attaqués
de front.
Aux USA, il aura fallu huit années de Bushisme, pour que des centaines
de milliers de familles se retrouvent à la rue, expulsées,
"homeless", leurs anciennes maisons pourrissant et se dégradant,
personne ne voulant les acheter tellement il y en avait, pendant qu'ils
découvraient l'errance de la rue. Aux USA, cela a été
un processus lent. Barak Obama dit maintenant qu'il faut redonner ces
maisons (dégradées car non habitées pendant longtemps)
à leurs anciens propriétaires dépossédés.
Quant on se prénomme Barak..
Mais trêve d'humour. En Europe, en France, le processus ne va pas
s'étaler sur huit ans, il va être très rapide. Très
vite des centaines de milliers de familles vont se retrouver dans l'impossibilité
totale de continuer à payer ces objets du quotidien dont ils ont
l'usage. Maison qu'ils occupent, voitures avec lesquelles ils roulent
etc.. Que va générer cette impossibilité de payer
? Des expulsions, des restitutions, des saisies diverses ? Cette fois,
les "repreneurs", et autres expulseurs, véritables chacals
des temps modernes, avec leurs huissiers et leur "justice" devront
faire face à des centaines de milliers de gens à qui c'est
arrivé en même temps. Il y a donc nécessité
de se regrouper et de faire face, avec la solidarité autour, pour
refuser toute expulsion, toute expropriation, toute saisie. Ces gens doivent
rester dans leurs maisons et utiliser leurs objets du quotidien, à
titre gratuit. C'est une façon de battre monnaie et de remettre
un peu de justice sociale dans cette crise financière des limites
du capitalisme. La colère cumulée, et légitime, devrait
donner à ce rapport de force un tournant inattendu. Le gouvernement
et ses serviteurs choisiront-ils la confrontation et la force pour expulser
ces nouveaux et involontaires "mauvais payeurs" ? Il prendrait
un risque majeur. Quoiqu'il en soit cette résistance là
est de toute première importance et doit se préparer dés
maintenant. Qu'on se le dise.
Robert Fractal
06 mars 2009
Retour vers le futur ?
Nicolas Sarkozy avait annoncé, pendant sa campagne présidentielle,
son intention de liquider Mai 68. En fait, sans critiquer les aspects
négatifs de l'après 68 qui ont ouvert des brèches
aux ultra-libéraux pour s'y engouffrer, il s'avère que ce
sont précisément les aspects intéressants, de 68
et de l'après 68, que liquide Nicolas Sarkozy. Le contrôle
par le pouvoir présidentiel de la télévision publique
et la mise sous tutelle d'Etat de la psychiatrie publique indépendante,
sont deux exemple de retour à l'avant 68, comme si rien ne s'était
passé.
Le retour à l'avant 68 est donc une des actions réalisées
ou en voie de réalisation. Mais cela n'est pas tout. Nicolas Sarkozy
et ses amis s'attaquent et démantèlent les acquis du conseil
de la résistance (1947 à 1954) comme ceux des ordonnance
de 1945 pour la protection de la jeunesse (il est vrai que maintenant
tout jeune, tout enfant est un délinquant qui s'ignore). Nous nous
retrouvons donc structurellement parlant avant 1945. En pleine occupation
nazie, en pleine collaboration, du moins dans les valeurs d'Etat ? Ce
serait tentant et séduisant de le penser, mais un peu trop facile,
structurellement parlant. Bien que le fait, pour Nicolas Sarkozy, de prétendre
honorer la mémoire de Guy Môquet devant la jeunesse lycéenne,
est une façon inconsciente de dire qu'un bon jeune par ailleurs
communiste et résistant est un jeune, communiste et résistant,
mort. Avertissement donc à la jeunesse, l'héroïsme
résistant à la politique actuelle, peut avoir un prix élevé.
Il nous faut donc remonter encore plus loin. Si l'on démantèle
les acquis du conseil national de la résistance alors on démantèle
ceux de 1936. Mis en veilleuse pendant la seconde guerre mondiale.
Nous nous retrouvons donc actuellement et structurellement dans une ambiance
proche des années 30. Les années 30 qui furent marquées
par les conséquences de la crise de 29. Comme c'est curieux. Ces
années 30 qui virent monter les fascismes et se solidifier le socialisme
ou capitalisme d'Etat (affaire de point de vue) et qui bien sur, virent
la montée vers la guerre. Mais nous ne sommes plus dans cette ambiance
façonnée par cette culture de la brutalité que fut
la guerre de 14-18: il n'y a pas eu de guerre en Europe depuis longtemps.
Nous somme aussi dans une économie aux limites mondialisées
et la crise actuelle en est un ricochet de taille. Il y a donc trop de
variables nouvelles pour annoncer que nous n'en serions qu'à une
simple répétition de l'histoire. Les années 30 sans
le précédent d'une guerre de 14 et dans un capitalisme limité
dans son extension par la mondialisation elle-même, peut aussi ouvrir
une période ouvrant des voies à de nombreux possibles. Un
retour vers le futur en quelque sorte ?
Le Cardinal
06 février 2009
Elections présidentielles 2O12
Une semaine après la première grosse mobilisation nationale
contre les projets gouvernementaux, le président Nicolas Sarkozy
s'est exprimée sur nombre de sujets. Une tentative de communication
pour rassurer qui ne semble pas avoir rassuré. Lorsqu'un des journalistes
lui a parlé des élections de 2012, on a senti une très
nette émotion, presque une montée contenue de larmes. Il
a dit qu'il ne savait pas, que son poste était très fatiguant
et qu'il s'était donné 5 ans pour appliquer son programme
de réforme et pas au delà. Il semble dépassé
par l'ampleur des problèmes liés à la mondialisation
financière du capital. Il y a une usure, au moment où la
réforme de Valérie Pecresse se voit très sévèrement
et avec une ampleur croissante contestée. Un an et demi après
que Nicolas Sarkozy se soit retrouvé au pouvoir, son autorité
de compétence est remise en cause à toute occasion et le
voilà presque réduit à l'impuissance. Il y a de quoi
craquer. A l'heure ou nombreux sont ceux qui le voient réélu
en 2O12, il se pourrait donc qu'il jette l'éponge en ne se représentant
pas. Après tout il n'est pas du genre à s'exposer et se
tuer à la tâche pour rien. Le pouvoir il a vu. Il rêve
désormais à une retraite dorée loin des soucis. Jouir
enfin de l'existence comme ses amis milliardaires dont il a mesuré
le vrai pouvoir... Et puis pourquoi s'emmerder pour les "connards"
qui l'ont élu dés lors qu'il n'y a plus de confiance. Cela
se comprend très bien.
A suivre donc.
Qui sera le prochain président de la république ?
Robert
31 janvier 2009
Menaces de mort contre Sarkozy sur l'Internet
Lu dans le "courrier picard" du 30 Janvier 2009. Un type vient
de passer 24 heures de garde à vue, en attendant les poursuites,
après avoir menacé de mort, par e-mail, le président
de la république. Pas très malin compte tenu de la traçabilité
des messages sur internet. Sans doute aura-t-il cru qu'une lettre électronique
pouvait être encore être anonyme. En fait le type avait voté
aux deux tours des élections de Mai 2007 pour le candidat Sarkozy,
et, se sentant floué sur les formidables espoirs que l'heureux
candidat avait fait naître, sa rage n'avait plus de limites. Deux
ans avant ce type ne pouvait sans doute pas imaginer faire parti de ces
délinquants avec lesquels l'Etat allait en découdre. Il
est courant, en ce moment de croiser des gens très en colère
voire haineux contre le président. C'est toujours des gens qui
ont voté pour lui, croyant que le bonheur allait tomber de ciel.
Ceux qui avaient voté contre lui, ne sont aujourd'hui pas surpris
de ce qui arrive, ils avaient prévenu ! Ceux là pratiquent,
de plus en plus nombreux, une résistance basée sur un humour
corrosif fait d'une bonne dose de dérision. Ils se préparent
aussi à la désobéissance massive. Ils n'en est pas
de même de nombre des déçus du Sarkozysme, ceux là,
de plus en plus nombreux aussi, ont la haine et la colère mauvaise.
On ne peut s'empêcher, néanmoins, de les blâmer. Pourquoi
donc reprochent-ils à Sarkozy d'avoir été élu,
cela s'étant fait grâce à eux ?
Ils ont voulu faire l'économie d'une réflexion, d'une analyse,
d'une implication dans la complexité. Ils ont voulu croire à
des discours enjôleurs ? Eh bien les voilà servis!
Ce serait trop facile qu'ils se revendiquent victimes d'un charlatan,
car ils l'ont alimenté, même s'il faut reconnaître
que ce charlatanisme était très bien mené. Il l'est
moins de nos jours. Je dis ça par respect pour eux, je ne veux
pas trop les prendre pour des cons. Renvoyons donc l'aspirant régicide
et sa victime présidentielle, à moins que ce ne soit l'inverse,
dos à dos quant aux responsabilités de la situation. Il
n'est jamais trop tard pour changer. C'est valable pour le type: qu'il
arrête de croire aux politiciens et qu'il s'implique un peu plus
dans le collectif, il y a mille manières de le faire. C'est aussi
valable pour Sarkozy, qu'il n'oublie pas qu'il n'a pas été
élu sur le programme de droite dure qu'il pratique en ce moment,
mais sur une espérance sociale comme ultime recours pour désespérés.
Qu'il prenne garde à ses anciens électeurs car s'ils restent
aussi immatures qu'ils le furent dans leur croyance, leur rage sera d'autant
plus ravageuse. Ils sont, en effet, nombreux à avoir acheté
des poupées vaudoues !
Robert
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