Parcours professionnel de l'ours

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L’ours et son parcours professionnel dans la restauration et dans la sécurité



L’Ours a d’abord commencé par fréquenter une école privée, le « Pot au Feu », pour apprendre à faire la cuisine ; cela se passait en 1980. Il fréquenta cet établissement scolaire durant un an, mais, malheureusement, cela n’a pas marché.
Donc, après 1981, précisément en 1983, j’ai travaillé à la « Regina Pizza, chez Jean Jacques Bénichou, en tant qu’apprenti cuisinier. Là non plus, les choses ne se sont pas passées comme je l’espérais ; je n’étais pas suffisamment rapide en cuisine, alors on m’a mis à la plonge. En revanche, j’ai eu la pratique au CAP, par contre j’ai eu mois de succès en ce qui concerne la théorie car j’avais bien trop de difficultés en maths et en français.
Ensuite, j’ai fait deux années dans l’armée, de 1983 à 1985 – à la plonge au mess des officiers.
Puis, en 1985, libéré de l’armée, j’ai dû chercher du travail. Papa Ours m’a fait embaucher dans le bâtiment, dans l’entreprise de démolition au sein de laquelle il était associé avec une autre personne, l’entreprise se nommait IRSO, cela jusqu’en septembre 1986, année où je fus licencié économique. Cela m’a mené tout droit au chômage. Ensuite, l’ANPE m’a trouvé un stage de maçon coffreur boiseur dans une filiale de la société Nord France, par l’AFPA ; mais j’ai abandonné.
Ensuite, en 1987, j’habitais rue de Charenton, à Paris et j’ai démissionné à cause d’une grosse bêtise et à cause de cette erreur de jeunesse, je me suis retrouvé alors sans ressource.
Sans ressource, avec ma femme avec qui je vivais, j’ai décidé, en 1988, de rendre le studio de la rue de Charenton où nous vivions depuis 1987.
Puis, en 1989, l’Ours retrouva un travail en intérim dans une société de nettoyage et il fut envoyé en mission au ministère des finances comme ouvrier Nettoyeur.
A présent, nous en arrivons à la sécurité. En effet, de 1990 à 1997, l’Ours travailla à un poste de vigile chez ACDS qui l’envoya en mission pour la mairie de Paris, au passage du Génie, entre autres, en décembre 1997. Cette année là, ACDS perdit le contrat ; l’Ours fut repris chez NSZ où il travailla jusqu’en 2004, année où ce fut à nouveau le chômage économique.
Aujourd’hui, l’Ours survit comme il le peut depuis 5 ans. En outre, il fait des activités au centre Henri Duchêne depuis plus d’un an.
Je dirais, en conclusion, que je suis un ours qui aimerait bien bosser.

L’ours
(Histoire authentique)


Texte de M. Lann Hervé sur son parcours à l’ADEF

Lorsque j’ai été pour la première fois hébergé à l’ADEF, je travaillais encore. Je n’ai jamais été clochard ou sans domicile. Cet hébergement fut obtenu grâce à une association qui me prit en charge. Il me fut proposé d’aller dans un foyer ADEF à Stains en 1992, cela jusqu’en janvier 1993. J’ai ensuite rencontré une femme qui avait vécu à l’ADEF de 1987 à 1992. Je n’allais pas très bien et j’ai quitté le foyer. La période n’était pas favorable, je venais d’avoir un accident de voiture à mon travail où j’étais chef de patrouille ; le conducteur de la voiture était allé percuter un poteau, boulevard Ney, près de la porte d’Aubervilliers. Suite à cet accident, la femme avec qui je vivais devint dépressive et partit dans le Gard où je suis allé. de février 1993 à juillet de la même année.
Ensuite je suis revenu à Paris, mais la femme avec qui je vivais était définitivement partie.
Puis je fus expulsé, j’avais connu des jours meilleurs. Je me suis rendu à l’hôpital Sainte Anne où l’on me dit que je n’étais pas dépressif, mais qu’il me fallait un toit. J’ai donc vu une assistante de l’hôpital qui me demanda où j’habitais avant. Je lui répondis que j’habitais au foyer ADEF de Stains. N’ayant pas pu avoir de logement à l’ADEF de Stains, elle me dirigea sur Goussainville, toujours dans un foyer ADEF, rue de France. Je suis resté dans ce foyer de juillet 1994 jusqu’au 1er février 1996. J’ai ensuite quitté le foyer ADEF de Goussainville suite à des problèmes de sécurité.
Je suis ensuite arrivé au foyer ADEF de la rue des Ponceaux, à Aubervilliers,. Alors, je me permets de dire à ceux qui ne cessent pas de me critiques, surtout depuis que je suis devenu délégué : « Faites donc le parcours que j’ai fait et laissez le délégué travailler. Et j’attends toujours que le loup de bois veuille bien sortir de sa tannière ».

Délégué en pétard
Hervé Lann
Histoire vraie