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MoDem, bas débit ou haut débit ?
(Jacques DUYVEM - 07/07/07)

Après l’ascension spectaculaire mais insuffisante de François Bayrou, le seul candidat qui aurait pu battre Nicolas Sarkozy au second tour, et malgré son faible nombre de  députés, le mouvement initié continue à faire peur à l’UMP, au point qu’il tente par tous les moyens de se parer des vertus du programme du candidat centriste. Camouflage spectacle, masquant mal les objectifs néo-libéraux que le Sarkozysme s’apprete à faire passer, sur fond d’une gauche implosive.
  Au centre, la situation est désormais clarifiée. Les traîtres au programme de Bayrou, avides de portefeuilles divers ont rejoint le groupe UMP: une vingtaine de députés, mais un nombre militant dérisoire n’en faisant qu’une force d’allégeance au nouveau pouvoir. Seul la moitié des militants de l’ex UDF ont d’ailleurs rejoint les députés félons.
    L’autre moitié est restée fidèle au nouveau mouvement démocrate (MoDem), malgré sa faible représentation parlementaire, rejoint de façon continue par des dizaine de milliers de gens, anciens militants de gauche, d’extreme gauche et verts, voire sans aucun passé militant qui composent désormais, au moins les 3/4 des effectifs d’un MoDem déjà riche de 80 000 membres. Il se passe donc quelque chose de politiquement inhabituel, quelque chose de profondément en mouvement, qui est l’un de ces phénomène qui se montrera incontournable dans les enjeux a-venir.
    François Bayrou semble commencer à prendre conscience que son mouvement est rejoint, sans entrisme, massivement par des gens issus de toutes les gauches mais profondément attachés à des aspirations type “république démocratique et sociale” et issus de toute la société. Il s’agit de gens ayant des aspirations profondes à la justice sociale, mais qui ont tourné le dos à la vision du monde passéiste, rousseauiste, totalitaire et misérabiliste, ferment résiduel commun de l’ensemble des gauches, mais aspirants néanmoins à de profonds changement à la racine des choses.
   Ce mouvement riche en débats contradictoires et paradoxaux, bousculant les clivages traditionnels est de nature à faire émerger des propositions institutionnelles véritablement, politiquement, (r)évolutionnaires.
   Ce MoDem, se cherche et va se trouver, il va poser ses fondements s’appuyant sur l’ethique comme valorisation de la loi symbolique, pouvant lui permettre de constituer un projet et donc d’instituer les propositions et stratégies pour y parvenir.
   Il ne s’agit plus de l’ancien centre, considéré comme le lieu des tièdes, des mous, des partisans du “juste milieu”, des gens cherchant à trouver des compromis complaisants entre droite et gauche, voire entre extrêmes à neutraliser. Nous ne sommes plus dans ce centre à la Poher, qui fut rejeté malgré le fait qu’il s’opposait à l’Etat policier et à la répression politique de l’etat gaulliste des années 70. En ces temps là, la gauche et l’extreme gauche avait suffisamment de répondant dans le rapport de force pour se nourrir de la répression d’Etat et un centre à la Poher n’aurait fait que ramollir ce rapport de force montant favorablement pour toutes les gauches.
     Nous n’en somme plus là, il n’y a plus ce type de rapport de force, du moins nous laissent-ils souvent dans l’impuissance, les anciens dieux manichéens sont morts et nous sommes tous livrés aux aléas de l’économie de la bulle financière. La guerre et la catastrophe climatique devient le risque majeur. Tout ceci appelle à une réflexion de type institutionnelle profonde, radicale, partagée et créatrice de nouveaux concepts opératoires et révélateurs de nouvelles aspérités.
   Pour le moment, le MoDem est l’un de ces espaces-temps participant de ce renouvellement. Un centre, mais un centre profondément radical au sens d’un travail sur les fondements, à la racine, aux racines... Un centre de gravité, mesurant la gravité de situation.
    Un centre “point zéro”, mesure référente de toute chose..
  Un centre radical de gravité, profond, constituant et bientôt instituant, est en mouvement, en formation, en marche. Rien ne va l’arrêter, car il répond à un besoin fondamental. Lorsqu’il aura trouvé son point zéro et donc le centre de gravité, vous allez voir que tout ce qui est politique, et au delà, sera obligé de se positionner autour pour garder l’équilibre. Ceux qui ont construit leur fond de commerce sur la rapport classique gauche/droite vont perdre l’équilibre et devoir courir après ce nouveau centre de gravité pour espérer éviter la chute, même l’UMP, même le sarkozysme, même le PS...
     François Bayrou devient le président de la république réelle au coeur de cette France encadrée par une république qui s’efface au profit d’un empire miniature. C’est la nouvelle alchimie du politique.
   Cela a déjà commencé, cela continue. Cela va continuer en s’amplifiant. Et ce n’est que le début. Cela promet !  A  suivre, donc !