Marc LAUSERIE

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Marc LAUSERIE

POESIES

Marc LAUSERIE est né en 1966 à Bagneux.
Il rencontre Salah AL HAMDANI, à l'hôpital de Kremlin Bicêtre en 1997
où Marc était jardinier et Salah bibliothécaire.
Une amitié est née entre les deux hommes.
Le poète et homme de lettre prête des livres à Marc
et lui fait découvrir la poésie et le théâtre.
Il l'encourage à écrire tout en le conseillant.
C'est ainsi qu'en 2003 Marc LAUSERIE sort le
premier livre de poèmes aux éditions de l'Harmattan:
"Le Jardin d 'Eden". Il prépare un nouveau recueil,
toujours avec le soutient de son ami Salah.



Le recueil de poèmes de Marc Lauserie publié chez l'Harmatan est: "Le jardin d'Eden"
et non "Le jardin d'Eve" comme indiqué précédemment.
C'est vrai: Eve ou l'Eden c'est pareil au même !... Didier Davoust

Nous sommes tous frères

Toi qui viens d'un pays de soleil
De sable fin
Blanc et chaud

Toi qui viens de l'autre côté
D'une autre mer
Et qui scrutes l'horizon
Comme pour sentir l'odeur du jasmin. . .
Mais je vois des larmes dans tes yeux
Des larmes de terreur !
Dieu abandonne la paix !
Mépris, massacres, violences et barbaries.

Oh oui ! Toi l'étranger qui vient de si loin
Tu n'as plus que l'amour
Pour combattre le mal
Et venger les frères et le pays.

Vérité

Si tu pouvais lire dans mes yeux
Tu verrais l’autre coté de cette façade ébréchée
Mon coeur est un soleil
Il te couvrirai de lumière et d'or
Et la chaleur si intense de mon corps
Sera le lit de ton hiver
Sans joie.

Petite fille des sombres rues

Lève la tête
Regarde le ciel bleu
Dans tes yeux si sombres
La vie est là ...
Le soleil s'embrase pour toi.
Admire que la fleur s'épanouisse
A tes pieds tôt le matin
Je veux te voir sourire dans le soir
Et sur un tapis de pétales
Tu t'enivres de la rose fraîchement cueillie
Qui te fait belle
A mes yeux éperdus
Troublés
Par ton sourire
Reflété dans une mare d'eau.

A ma fenêtre

Je m'éveille en sursaut
Divaguant, la peur au ventre
La tête écrasée comme dans un étau.
Toi qui hante mes nuits
Jusqu'à la souffrance à ma fenêtre,
toi qui hante mes nuits
Je ne rentre pas.
Dans cette demeure délabrée
Ton visage de déesse
Changé, boursouflé
Tu es seule et triste
Oubliée dans la nuit de tes jours.

Fous

Un message
Aussi sage
vient par fois
Du fou
Et Dieu qui m'apporte
La foie et la soif.
A mangé.

Le soir je me bats
Comme l'ombre et les démons.

Au-dessus d'un rêve

Dans l'absence d'un rêve
Ilya
Je ne sais Comme une cave
Emplie de toiles d'araignée
Beau mélange de cauchemars
Et de rêves
Ils martèlent ma tête
A grand coup d'enclume
Et moi !
Misérable que je suis,
Je vomis, chie et crache
Sur ces démons de minuit.

Liberté

Un jour
Je suis entré
Dans un jardin
Observant la nature
Où Dieu a fait l'homme.

Il sème la terre
Pour que l'herbe y pousse
Et la verdure apaise l'esprit.

Quand je pense à une rose
La comparant à une femme
Belle mais piquante
L'idée me vient
De la cueillir
De la déraciner
De la replanter
Et de la sentir à jamais.

Lune blonde

Lune blonde
Je te mangerai
Ou te mettrai
Dans ma poche.

Lune blonde
Tu m'ensorcelles
Et je fixe
Longtemps
Ton cratère
Cassé.

Désolation

Les yeux mi-clos,
Je regarde mes mains
Hachurées par le temps
Usées par la pierre
Comme l'érosion
De la vie.
Où sont les enfants rieurs,
Les mains engluées de sang?
Ce désert si riche
Devenu ruine
Et
Sali par ses dictateurs.

Extrait du recueil "Entre ombre et clarté"

Soleil

Ce jour
Je quitte ma Terre Noire
Pour un soleil
De mimosa
Capable de l'embellir.