“La gauche misérabiliste “


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La gauche misérabiliste ne mène qu’à l’echec
(Jacques DUYVEM - 03/07/07)

Mon ami, Didier DAVOUST, me communique cette information en me demandant d’en faire un pamphlet. Cela a circulé sur l’internet, mais je ne l’ai pas vérifié.
   Qu’en est-il ? Notre “petit facteur”, Olivier Besancenot, candidat de la Ligue Communiste révolutionnaire (trotskyste) à l’élection présidentielle, aurait une vie personnelle différente de celle qu’il affiche pour ses besoins de propagande électorale.
Suspicieux, je me suis dit tout de suite, et alors ?
   Ne sont-ils pas, de la gauche à la droite, pour le spectacle du marché politicien dans, presque tous, cette attitude fallacieuse ?
    Alors pourquoi le souligner d’avantage lorsqu’il s’agit de quelqu’un “de gauche” ?

   Mais venons-en au contenu du mail transmis par l’ami Didier. Vous allez voir, c’est très “people”. Olivier Besancenot ne devrait son ascension au sein de la LCR que grâce à l’aide de son ex beau-père Alain Krivine de toute façon dirigeant de la ligue.
   La relation avec la fille d’Alain Krivine aurait été rompu après 3 ans de concubinage. Olivier Besancenot serait désormais marié avec Stéphanie Chevrier, ancienne compagne du chanteur Yves Simon et l’une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Un des plus haut salaire de l’édition et surtout une grande habituée des médias. Le modeste Studio du 18 ème arrondissement de Paris, dont il est propriétaire, serait en fait un grand appartement dans la partie la plus chère d’un quartier bobo de Montmartre. Quant au salaire, Olivier Besancenot serait largement rénuméré par la LCR. A titre d’exemple, il toucha régulièrement 5000 Euros par mois comme assistant parlementaire d’Alain Krivine lorsque ce dernier était député Européen. Et la Poste de Neuilly ? probablement en disponibilité politico-syndical mais restant dans les effectifs, il ne s’y rendrait que pour les photos des journalistes pendant les campagnes électorales ...

   Olivier Besancenot serait de droite, tout le monde trouverait cela normal, voir s’il était PS et même PCF ... Alors qu’est-ce qui est “choquant” dans tout cela ? Est-ce sa situation, finalement normale pour nombre de politicien contemporain ? Devrait-il être vraiment pauvre parmi les pauvres (et devant le rester) pour parler vrai ?  Où bien devrait-il, pour être vraiment crédible,  assumer ce qu’il est sans se cacher derrière l’image modeste du “petit facteur” ?

    C’est surtout cela le problème: assumer son image véritable. Car enfin, dire que pour être révolutionnaire, socialiste, communiste, il faut être pauvre et le rester, c’est vraiment un argument de droite. Ainsi, un “vrai” de gauche, devrait être éternellement vaincu, pauvre voire misérable, toujours dans la galère, à la limite de la survie ... pour être respectable et respecté par les moraliste “de droite”. Si l’état de pauvreté est une vertu en soit, et qu’être révolutionnaire et de gauche c’est être vertueux, eh bien, les riches de droite qui assument normalement ce qu’ils sont (et ont) leur laissent volontiers. Ils ont trop besoin de ce misérabilisme élevé en valeur morale pour ne pas partager leurs richesses et leur pouvoir. Et voilà, la misère des uns fait obligatoirement la richesse des autres, c’est comme cela que ça marche ! OK ?

   En fait, ce que les riches de droite ne supportent pas, c’est que “l’un des leurs”, ou même un “non pauvre”, un “moyen aisé”, se tourne et se maintienne vers des aspirations de changement social et de partage des richesses. Alors que la tendance naturelle, serait d’être de droite quant on a de l’oseille. C’est donc qu’il est bien plus difficile de s’élever contre la misère et pour la solidarité, lorsque l’on a déjà tout ce qui devrait vous faire oublier “les exclus du partage”. Cela demande plus d’efforts, pour résumer simplement, d’être riche et d’être de gauche voire révolutionnaire que d’être de droite. Ce qui est bien plus respectable. C’est en tout cas plus dur, excepté la vie quotidienne, que d’être pauvre et de droite, ce qui là ne semble pas gêner la droite lorsqu’il s’agit de capitaliser soutiens et suffrage. C’est un peu, comme dire qu’un bon anarchiste, un vrai, est en prison, ermitte, ou clochard, et qu’on peut alors le respecter, où alors de dire qu’un bon indien est un indien mort ...

   Le problème c’est que cette vision misérabiliste de la gauche, et même de la révolution sociale a été (et est encore souvent) véhiculée par nombre de gens de gauche, de révolutionnaires et même de libertaires... (Où est la pensée libre ?)
  Tout comme le souhaitaient les riches de droite, trop heureux de leur laisser la misère inopérante.. et neutralisante. Une façon d’aider les riches de gauche à devenir de droite et aux autres riches, voulant rester de gauche, à se cacher derrière de fausses et honteuses identités de pauvres, flagellés, martyrisés, à l’echine courbé, mais avec l’espoir des lendemains qui chanteront... etc, etc.
   Ce qui n’est pas sympa pour la dignité de ceux qui souffrent vraiment de la pauvreté et qui eux aimeraient, eux, en sortir vraiment.

    Ainsi, la gauche, les révolutionnaires, non seulement - et l’on en reparleras une autre fois -, n’ont pas réglé leur problème de fond d’avec la vision despotique, rousseauiste et totalitaire, de l’humanité, mais en plus, se font les promoteurs de projets de maintien, de gestion et de partage de la misère. L’ami Didier se souviendra comment il s’était fait virer de son emploi municipal par le PCF lorsque dans sa jeunesse, animateur dans une banlieue rouge, on lui reprocha d’avoir fait rêver les jeunes à une vie pleinement vécue qu’ils n’auraient jamais selon le même PCF ...

   On se souviendra, alors, d’une gauche qui était plus agressive et combative et qui arrachait parfois des “acquis”. En ces temps là, pourtant, un milliardaire rouge comme Doumergue assumait sa position, un Léo Ferré, anarchiste, était capable de dévoiler la façon dont se font exploiter les chanteurs, bien que son succès étant tel, qu’il avait tout de même, les moyens de rouler en Rolls, sans complexe et sans se cacher.. Une façon révolutionnaire de montrer qu’il faut oser vivre ses rêves et que le but n’est pas d’être tous misérables, mais tous milliardaires. Dans la symbolique équivalente. Décriés par les “bien-pensant” autoproclamés, mais utilement dérangeants, bien que de deux courants antagonistes, leurs attitudes était bien plus courageuses, solidaires et offensives, que celle des riches qui se réfugiaient dans leur position conservatrice de classe en incitant les pauvres à rester enfermés dans leur immuable condition.
   En fait les rares riches ayant aspiré à un partage sociétal des richesses, ne pouvaient le faire qu’a la condition que ce qu’ils auraient à partager n’irait pas dans les poches d’apparatchiks “nouveaux riches” prétendant apporter le bonheur au peuple en organisant politiquement sa misère. Dans ces conditions, pourquoi accepter ce partage là ?

    Bien plus que l’attitude de se faire passer pour un modeste facteur, est préjudiciable l’attitude d’un François Hollande qui avec une honte affichée dit “je suis un riche qui n’aime pas les riches” lorsqu’est révélé publiquement son patrimoine, avant de montrer du doigt Nicolas Sarkozy parce qu’il se pavane au lendemain de sa victoire électorale sur un bateau de riche en pleine Méditerranée. Même si cela parait indécent pour ceux qui galèrent actuellement sur d’autres bateaux, il aurait été préférable d’entendre de la bouche de François Hollande, que monsieur Nicolas Sarkozy, avait passé quelques jours dans des eaux extra-territoriales entre Malte et la Lybie, pour prendre ses ordres sur ce qu’il convenait de faire, pour servir au mieux, en France, les dominants économiques et financiers de la planète et que le vrai scandale, ce n’était pas les vacances de Mr Sarkozy, mais son travail dissimulé.

   Voilà donc une gauche et une extrême gauche, véritables machines à perdre au service d’une droite arrogante bien décidée à laisser la misère prospérer avec une morale à sens unique ! En effet, qui voudrait suivre des gens, à part les convaincus flagellisés, qui ne proposent que la gestion totalitaire et despotique de la misère ?

     Et bien non, il faut rêver sa vie et vivre ses rêves, il faut se révolter contre la misère, la pauvreté et contre l’exploitation de la survie. Il faut abolir cette misère à l’echelle de la planète, les besoins humains fondamentaux doivent être acquis pour tout un chacun et il ne doit plus être possible de prospérer sur le dos de la survie et de la galère. Voilà de vraies limites et de vraies aspirations, Car cela doit permettre de vivre décemment, dignement, confortablement, tranquillement, et pour le plaisir aussi ..

   Une autre vraie et aujourd’hui incontournable limite à tout cela, au delà d’une morale misérabiliste finalement partagée par la droite (pour les autres) et par la gauche (pour eux-mêmes), étant la nécessaire protection de l’écosystème et des espaces naturels sauvages. Si l’humanité aboli la misère matérielle et donc l’exploitation de la survie, ce n’est pas pour que s’étendent villes, villages, et surfaces cultivables au risque de catastrophes et au dépend de l’ensemble de l’espace sauvage résiduel, mais en sachant équilibrer sa démographie d’avec l’entretien et la protection, de ce qui fonde notre demeure naturelle, la terre. Ainsi au delà de sa dimension agricole, l’humain, se doit non plus d’élargir toujours plus les terres cultivables, mais, comme un “jardinier-forestier- marin” éclairé, maintenir et protéger l’espace, encore naturel et sauvage.