Frère Mouloud des montagnes de Kabylie au désert avec les grands nomades



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Carpe Diem

Partir ailleurs, vers un ailleurs toujours plus ailleurs, en quête de béatitude pour déroger aux habitudes.
Partir loin, aussi loin, au-delà des frontières mémorielles de l'espace temps sans guerre et sans verser le sang.
Prendre un envol céleste et suivre les astres dans leur pérégrinations, sans attache et castration.
Ne jamais rester sur place, ne jamais s'attarder, plutôt faire corps avec le mouvement de la vie, comme le jour qui succède à la nuit, et le beau temps à la pluie.
Comme les hommes bleus, sillonner le désert et méditer tout en marchant, sans hâter le pas, sans se soucier des mirages et des idées noires, sur l'immensité de l'Agghar ou, simplement, voir cette dernière dans les yeux d'un enfant.
Découvrir dans tout ce qui nous entoure, la grandeur des choses et la petitesse de
nous - mêmes, faire du lâcher prise et de l'équanimité sa devise, sans réserve et sans esquive.
Oublier la vie, repousser la mort, abolir les limites, éthérer ses émotions et se soustraire aux apitoiements et autres lamentations.
Faire du vide dans le plein et faire du plein un grand vide pour qu'aisément se meuvent les choses en lui contenues et que se réalise l'unité des éléments retenus et que le hara en soit le centre le plus connu.
Pour que, partir dans l'ailleurs et l'après, ou, rester dans l'ici et le maintenant, la question d'être ne se pose plus et le fossé ne se creuse plus
.
Mouloud


à L

Ta voix est douce
Tes yeux sont beaux
Ta démarche est sobre
Ton visage est noble
Je te veux maintenant et pour l'éternité
Printemps de l'amour, rêve qui s'accomplit.
Mon cœur est une demeure vide que tu habiteras
Mon cœur est ta demeure que déjà tu habites.

Mouloud